
Drone · Exemple public
Corasol : du vol à un rapport qui permet de juger le résultat
Le 28 juin 2026, un DJI Mini 5 Pro a effectué une mission cartographique à Corasol. L'intérêt du cas n'est pas de dire qu'un drone a pris des images. Il est de suivre le travail depuis la trajectoire enregistrée jusqu'aux fichiers produits et de disposer des éléments nécessaires pour décider de l'usage admissible.
Ceci est un exemple public réel, pas une mission client générique ni une garantie de résultat. Un autre site ne produira pas nécessairement les mêmes chiffres.
Chiffres clés
- ›Vol : 15 min · 6,71 km · 102 m d'altitude maximale.
- ›Capture : 21/21 images calibrées.
- ›Reconstruction : 7,77 ha · WGS 84 / UTM 16N.
- ›Sortie principale : orthophoto 70,4 Mpx · 5 cm/px.
1. Conserver l'intention de vol
La première page localise la mission et conserve parcours, départ et arrivée. Elle associe aussi aéronef, durée, distance, altitude et demande, afin que l'orthophoto ne circule pas sans son contexte d'acquisition.
2. Comparer le vol réel au plan
Le log indique 15 minutes, 6,71 km et 34 satellites GNSS en moyenne. Son emprise de vol affichée atteint 113 ha, tandis que le produit reconstruit couvre 7,77 ha. Emprise parcourue et surface traitée ne sont pas la même mesure.
3. Rendre le livrable contrôlable
La fiche regroupe le système de coordonnées et l'inventaire : orthophoto, modèles d'élévation, nuage de points et maillage 3D. Le destinataire sait ainsi quel fichier sert à visualiser, à mesurer ou à un usage technique ultérieur.
4. Produire une emprise mesurable
Le même jeu d'images passe de la texture visible au relief. Cela sert à documenter, préparer une inspection, situer des pentes ou alimenter un SIG, sans devenir automatiquement un levé topographique légal : l'usage admissible dépend du protocole de contrôle.
5. Lire chaque couche pour sa question
Hauteurs au-dessus du sol, végétation, pente, orientation, ombrage et courbes ne sont pas six décorations d'une même carte. Chaque couche répond à une question différente et exige une légende plutôt qu'un empilement muet d'images.
Le contrôle qualité change la décision
Les 21 images sont calibrées avec une erreur de reprojection de 1,4 px. Le rapport n'occulte pas pour autant ses signaux moins favorables :
- ›CE90 interne : 11,2 cm.
- ›LE90 interne : 22,3 cm.
- ›62,4 % de la zone vue par au moins trois images, contre un objectif indicatif de 80 %.
- ›Aucun point de contrôle au sol.
Ces indicateurs ne rendent pas le résultat « inutilisable ». Ils définissent son usage responsable :
- ›Documentation et visualisation du site : résultat potentiellement adapté.
- ›Mesures relatives et préparation d'une intervention : confronter la tolérance du projet au contrôle observé.
- ›Coordonnées ou limites absolues à enjeu : employer GCP, RTK/PPK validé ou contrôle topographique approprié.
Ce que ce cas permet de décider
Le rapport permet de choisir entre accepter le produit pour documenter le site, reprendre un secteur à couverture insuffisante ou refaire la mission avec un protocole plus strict. Cette décision est plus utile qu'une promesse abstraite de « haute précision ».
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Sources
PDF publics sample-drone-mission.{es,en,fr}.pdf, pages 1 à 13, édition générée le 2026-08-07. Les cinq figures sont extraites du sample public. Le CE90/LE90 interne n'est jamais converti en précision absolue garantie, ni l'emprise de vol de 113 ha en surface reconstruite de 7,77 ha. Les chiffres doivent être revérifiés si ces PDF sont régénérés.


